Projet de territoire durable

Le Pays Voironnais a été l’un des tout premiers Etablissements Publics de Coopération Intercommunal à se doter d’un véritable Projet de Territoire en 1999.

L’ambition était de définir une stratégie de territoire, un certain nombre d’axes majeurs de développement et, au regard de cette stratégie et de ces axes, de hiérarchiser les interventions et de répartir les ressources de la Communauté. C’est d’ailleurs sur la base de ce premier projet que s’est organisée la transformation du Pays Voironnais en communauté d’agglomération au 1er janvier 2000.

 

Depuis, les élus communautaire ont toujours veiller, à actualiser ce Projet de Territoire à chaque début de mandat. Une première actualisation a eu lieu en 2003, une seconde en 2009 et enfin une troisième, en 2015.

Le projet de Territoire durable actualisé 2010-2020, voté en Conseil Communautaire du 27 janvier 2015, réaffirme une vision et 5 grands défis devant présider au développement du territoire.

Une vision : les élus communautaires ont réaffirmé leur volonté de défendre une organisation de la Région Urbaine grenobloise en s'appuyant sur des intercommunalités déjà constituées qui correspondent à des bassins de vie vécus et utilisés comme tels par les habitants. Ainsi, ils défendent le statut de pôle d'équilibre du Pays Voironnais tout en favorisant le développement des coopérations avec les autres territoires, notamment en termes de mobilité et de développement économique.

5 grands défis avec une recherche d'équilibre entre fonctions résidentielles, économiques et de services.

  • Conforter le statut de pôle d’équilibre du Pays Voironnais au sein de la Région Urbaine Grenobloise et les fonctions de centralité de Voiron
  • Relancer la dynamique démographique et maintenir l'équilibre social et générationnel du territoire
  • Accompagner la mutation du tissu économique du territoire, développer de nouveaux moteurs générateurs d'emploi et équilibrer l'économie productive et l'économie résidentielle
  • Développer un haut niveau de services, renforçant l'attractivité du territoire, répondant à l'évolution des modes de vie et à l'ambition de solidarité.
  • Organiser la transition énergétique et orienter le territoire vers un développement plus durable, selon les orientations de l'Agenda 21 et du Plan Climat Energie Territorial adoptés en octobre 2012. 

Le développement durable faisant partie intégrante de ses politiques publiques, l'Agenda 21 en tant que tel n'est plus un document fondateur. Lauréat de l'appel à projet Territoire à énergie positive, avec le Parc naturel de Chartreuse, le Pays Voironnais s'est engagé par ailleurs dans un programme d'actions en faveur de la transition énergétique.

8 politiques publiques réactualisées

Parallèlement au Projet de Territoire,  8 grandes politiques ont été évaluées et adaptées à l’évolution du contexte.

  • En matière de politique d’aménagement et du logement, les élus communautaires ont affirmé la nécessité de relancer la dynamique démographique impérative pour la santé économique du territoire (liée au poids croissant des activités présentielles), pour son équilibre social et générationnel, le bon fonctionnement de ses équipements et services et donc la pérennité de son statut de pôle d’équilibre au sein de la Région Urbaine Grenobloise. Il est ainsi prévu de relancer la dynamique de construction dans les pôles urbains par la production de logements abordables et de développer une politique spécifique de remise en marché de logements vacants.
  • L’amélioration des conditions de déplacements est aussi une priorité pour l’attractivité du territoire, la qualité de vie des habitants et désormais la santé publique. Depuis 10 ans, le Pays Voironnais structure une politique globale en faveur des déplacements visant à stabiliser la part de la voiture au profit des autres modes. Cette politique concerne à la fois le territoire en interne mais aussi à l’externe, compte tenu des relations importantes avec la Région Urbaine, l’agglomération grenobloise notamment. L’objectif à venir est de passer d’une politique de transport à une politique globale de la mobilité articulant l’ensemble des modes (voiture, transports en commun, modes doux) et des pratiques (covoiturage, autopartage…), et renforcer considérablement les coopérations avec l’agglomération grenobloise et le Grésivaudan.
  • En matière économique, le territoire est confronté à une mutation forte. Si le poids de la sphère productive et notamment l’emploi industriel demeurent importants, c’est désormais l’économie résidentielle qui pourvoit le plus d’emplois, même si certains secteurs, comme le commerce, ne connaissent pas le développement qui pourrait être attendu. Il est donc impératif pour le Pays Voironnais de soutenir le tissu économique existant et de ralentir la baisse des effectifs productifs, en redéfinissant sa politique d’aide à l’implantation ou au maintien d’entreprises déjà présentes. Il est aussi impératif de développer des moteurs économiques alternatifs susceptibles de compenser l’inévitable perte d’emplois productifs.
  • Les questions économiques et de mobilité interrogent la politique de coopération susceptible d’être développée entre le Pays Voironnais et les autres territoires. La contrepartie à la revendication du statut de pôle d’équilibre du Pays Voironnais et à son maintien en tant qu’entité politique à part entière dans son enveloppe actuelle réside ainsi dans le déploiement d’une politique de coopération ambitieuse avec la Métro.

Le Pays Voironnais affirme son ambition d’être un moteur de la constitution d’un pôle métropolitain de la région grenobloise réunissant la Métropole, le Pays Voironnais et le Grésivaudan.

  • Concernant la culture, encore à ses prémices, les élus communautaires la situent au cœur de 3 grands enjeux : le renforcement de l’attractivité du territoire, de l’égalité des chances et l’amélioration de la qualité de vie des habitants. Pour pérenniser l’offre culturelle et face aux difficultés des communes, ils ont donc décidé d’étudier les modalités de transfert à la Communauté de certains équipements et services à vocation intercommunale ainsi que le déploiement de politiques culturelles favorisant l’accès à la culture et l’égalité des chances.
  • Pour l’environnement et la préservation du cadre de vie, la Communauté développe depuis longtemps des politiques particulièrement complètes, avec qualité et anticipation. Dans un contexte budgétaire et financier de plus en plus tendu, se pose toutefois la question du risque de faire de la « sur-qualité ». La Communauté veut ainsi continuer à rationaliser et optimiser les dispositifs existants pour réduire les coûts des « politiques historiques » : collecte, traitement et valorisation des déchets, eau et assainissement.
  • En matière de solidarité, les élus communautaires ont choisi de continuer à développer un socle minimum de services indispensables à toute personne ou famille vivant sur le territoire. Il s’agit notamment des politiques de garde de la petite enfance et d’aide aux personnes âgées et handicapées. Il est aussi souhaité de pérenniser les politiques en faveur des publics les plus fragilisés : réussite éducative, prévention jeunesse et accompagnement des 4 quartiers d’habitat social faisant l’objet d’une opération de réhabilitation.
  • Enfin, concernant les ressources, la Communauté affiche son ambition, et ce malgré la baisse des dotations de l’État, de maintenir un niveau d’investissement net de 11 millions d’euros en moyenne sur le mandat. Pour cela, elle va maintenir sa politique de maîtrise et d’économie de ses dépenses de fonctionnement et proposer une première actualisation du Pacte Financier et Fiscal, certainement suivie d’autres en fonction de l’évolution des ressources. La Communauté va aussi proposer aux communes de réfléchir à l’ensemble des outils pour optimiser les dépenses locales, comme saisir les opportunités de mutualisation ou coordonner davantage les investissements des communes et ceux de la Communauté.